Pline l'Ancien Source antique
Pline l'Ancien (23–79 ap. J.-C.) est l'auteur du passage le plus célèbre sur les druides : la cueillette du gui (Histoire naturelle, XVI, 249–251). Il fournit aussi d'autres informations précieuses : l'interdiction du druidisme par Tibère et Claude (XXX, 4), l'usage de plantes rituelles comme la selago et le samolus (XXIV, 103–104), et l'étymologie qui lie le gui au concept de « panacée » (omnia sanantem)1.
Strabon Source antique
Strabon (vers 64 av. J.-C. – vers 24 ap. J.-C.), géographe grec, décrit dans sa Géographie (IV, 4, 4–5) trois classes de « personnes honorées » chez les Gaulois : les bardes (poètes chanteurs), les vates (devins et naturalistes) et les druides (philosophes et théologiens). Cette tripartition, absente de César, est précieuse car elle distingue des fonctions que César réunit sous le seul nom de druides2.
Diodore de Sicile Source antique
Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.-C.) consacre plusieurs chapitres de sa Bibliothèque historique (V, 28–32) aux mœurs des Gaulois. Il décrit l'usage des têtes coupées, les festins, la bravoure guerrière et la croyance en l'immortalité de l'âme. Il mentionne aussi des philosophes et théologiens « appelés druides » et des « poètes chanteurs qu'ils nomment bardes »3.
La source commune : Poseidonios Analyse
Strabon et Diodore s'appuient en grande partie sur Poseidonios d'Apamée (vers 135–51 av. J.-C.), philosophe stoïcien qui voyagea en Gaule et rédigea un ouvrage ethnographique aujourd'hui perdu. Poseidonios est considéré comme la source la plus fiable et la plus directe sur les Gaulois, mais son œuvre ne nous est connue qu'à travers les citations et adaptations de ses successeurs4.